Fréquence bien-être

Elle apaise nos angoisses, favorise la concentration, stimule la mémoire, facilite l’apprentissage du langage… On sait depuis longtemps que la musique adoucit les mœurs. Aujourd’hui, les scientifiques expliquent pourquoi.

En France, l’action bénéfique de la musique n’est pas totalement inconnue. Dans les hôpitaux parisiens Armand-Trousseau et Necker, les salles de préanesthésie infantile deviennent de véritables salles de concert : enfants, parents et personnel soignant peuvent y manipuler des instruments, découvrir des sons, improviser ou écouter des cassettes. Après cette mise en condition, un musicien accompagne l’enfant jusque dans la salle d’opération en faisant résonner dans les dédales de couloirs, d’ascenseurs et autres lieux froids inconnus, des sons harmonieux et rassurants. Les résultats sont concluants puisque la musique joue un rôle positif sur la réussite des anesthésies et aide les enfants à mieux vivre le traumatisme de leur séjour hospitalier.Autre expérience étonnante réalisée dans le métro de Newcastle, en Angleterre : les responsables de la sécurité des stations ont remplacé la diffusion de musique rock par du baroque. Vandalisme et agressions ont diminué de moitié ! Depuis, tous les services ont reçu ordre de diffuser des mélodies douces avec des instruments traditionnels plutôt que les hurlements électriques des groupes en tête des charts… Pour beaucoup, la musique n’est qu’un divertissement, un loisir, voire un simple produit de consommation ou un « bruit de fond » pour grands magasins… Pourtant, les hommes ont toujours reconnu aux sons un réel pouvoir. Platon ne l’affirmait-il déjà pas, quatre siècles avant Jésus-Christ, dans le troisième livre de sa République : « La musique est un moyen plus puissant que tout autre parce que le rythme et l’harmonie ont leur siège dans l’âme. Elle enrichit cette dernière, lui confère la grâce et l’illumine. »

Les sons font réagir nos cellules

Pour comprendre comment la musique agit sur nous, il faut savoir qu’elle n’a rien d’immatériel et ne passe pas directement des instruments à notre cerveau. Son support, c’est l’air, celui qu’on respire. Qu’il s’agisse du tintement apaisant d’une cloche ou du vacarme assourdissant d’un marteau-piqueur, tous les sons déplacent de l’air, exerçant une « pression acoustique » qui vient caresser ou frapper nos tympans. Par ailleurs, tous les sons ont leurs propres fréquences, leurs propres vibrations : trop aigus ou trop graves, on ne les entend pas. Or ces dernières n’ont rien d’immatériel non plus.

Des chercheurs américains du Jet Propulsion Laboratory de Pasadena ont constaté qu’en envoyant des ultrasons très puissants dans une boule de verre remplie d’eau, on voyait se former de minuscules bulles émettant des éclairs bleuâtres. Ce phénomène de « sonoluminescence » est bien la preuve que les sons ont une action physique sur la matière. Ainsi, même si notre oreille ne perçoit, en apparence, que les fréquences « moyennes », la première influence de la musique s’exerce sur tout notre corps.

En réalité, notre organisme est un véritable orchestre à lui tout seul : battements du cœur, rythme cérébral, respiration des poumons, vitesse de circulation du sang, vibration des cellules, pulsations du système nerveux… Si les rythmes et les fréquences extérieurs sont trop rapides, trop agressifs, les interprètes de notre orchestre intérieur sont perturbés. Ils essaient alors de s’adapter en « suivant le mouvement ».
Résultat : le stress et la tension montent. A l’inverse, si la musique entre en correspondance avec nos rythmes biologiques, l’harmonie règne…

Des vibrations qui soignent

En partant de ce principe, le chercheur français Fabien Maman, fondateur de l’Académie de tama-do (la « voie de l’âme » en japonais) à Londres, a fait sa propre synthèse de l’univers vibratoire (sons, couleurs, odeurs, mouvements) et a mis au point une technique très originale : pour soigner, il pose des diapasons – ces petites fourches qui servent à accorder les instruments – directement sur les points d’acupuncture. Les vibrations courent le long des muscles, des nerfs, des os… et « raccordent » notre corps et nos énergies.

Hélène d’Hennezel, musicothérapeute formée au tama-do, travaille aussi avec des sourds : « Leurs oreilles ne fonctionnent plus mais leur corps entend les messages qui lui sont envoyés. Au cours de certaines séances, j’arrive presque à voir le parcours des ondes sonores tant leur présence est palpable. »

Voilà pourquoi certaines fréquences musicales – ou des sons de notre environnement quotidien – entrent en résonance avec celles de notre système nerveux et procurent une sensation d’apaisement, de bien-être. Tandis que d’autres vibrations entrent en conflit avec nos fréquences intérieures provoquant des « fausses notes » qui malmènent notre système nerveux. Ce phénomène physique explique aussi l’effet calmant des musiques dites de relaxation : les rythmes du cerveau s’adaptent à ceux de la musique, ralentissent leur intensité et nous font parfois plonger dans un profond sommeil.

Des effets psychologiques

Outre notre fonctionnement mental, notre structure psychique est elle aussi influencée par la musique. Depuis des années, des musicothérapeutes tentent d’établir une relation entre les types psychologiques et les formes musicales… en vain : les études statistiques révèlent que deux personnes au tempérament « identique » peuvent avoir des goûts musicaux très différents. En effet, comme pour la nourriture, c’est notre milieu familial et culturel qui façonne nos goûts. En outre, la musique est porteuse de sens : un rythme spécifique, une phrase mélodique, une œuvre, une ambiance musicale particulière ou un son peuvent être associés à une expérience ou à une période précise de notre enfance.

On peut cependant, dans les différents styles musicaux, dégager des constantes qui permettront une première sélection d’œuvres. Bien sûr, les tendances qui vont suivre sont très schématisées. Par ailleurs, les effets varient considérablement selon les conditions d’écoute, les interprètes, l’environnement, la posture et, finalement, notre état psychologique et physique général. Pour certaines personnes, travailler en musique, par exemple, peut être propice à la concentration, à la créativité ou, encore, à la détente mentale. Il n’y a qu’une seule façon de découvrir les effets de la musique : essayer !

Les musiques et leurs effets

Chant grégorien : basé sur les rythmes de la respiration, il donne une impression d’espace. Excellent pour travailler, se concentrer, méditer, il atténue le stress.

Baroque : les mouvements lents de Bach, Haendel ou bien Corelli donnent une sensation de stabilité, d’ordre, de sécurité et créent un environnement stimulant pour les travaux intellectuels.

Classique : La transparence et la clarté de compositeurs tels que Haydn ou Mozart améliorent la concentration, la mémoire et la perception spatiale.

Romantique : C’est la musique la plus chargée émotionnellement (Chopin, Liszt, Wagner) car elle recouvre toute la gamme des sentiments, de la plus grande tristesse à l’exaltation mystique.

Jazz, blues : Les multiples formes « classiques » du jazz peuvent évoquer, comme la musique romantique, toutes les émotions humaines, mais elles ont un impact plus tonifiant sur l’organisme.

Rock : certaines formes « classiques » du rock stimulent les passions, d’autres relâchent les tensions intérieures. C’est la musique dont les effets divergent le plus d’une personne à l’autre.

Heavy metal, punk, grunge… : Ces musiques, généralement écoutées très fort, affectent directement le système nerveux en sollicitant de manière excessive les tympans et les nerfs auditifs. D’où des réactions physiologiques immédiates telles que l’augmentation des battements cardiaques, de la respiration, de la tension, etc.

Techno : la pulsation et la fréquence de la basse rythmique qui sous-tend toute la techno dite « commerciale » évoquent les battements cardiaques. Plongé dans une ambiance techno, l’organisme est contraint de s’adapter à ce rythme, et ces fréquences modifient celles du cerveau. Ce qui provoque, à la longue, comme un « état de transe ». Les spécialistes de la médecine énergétique chinoise affirment que cette musique perturbe très gravement le « qi ancestral », c’est-à-dire l’énergie qui nous relie à nos vies passées et futures.

Sacrée : orientales, occidentales traditionnelles ou modernes, toutes les musiques sacrées ont la particularité de distendre le temps et l’espace et de faire passer le cerveau en « ondes alpha ». C’est pourquoi elles sont propices non seulement à l’éveil spirituel mais aussi à la relaxation et à la réduction des douleurs.

Un art thérapeutique

Il y a cinq mille ans, le “Hong Fan”, un traité chinois, expliquait le lien entre les notes et les viscères, et comment elles «produisent des impressions profondes, changent les usages et transforment les mœurs». En Occident, il faudra attendre 1950 pour que la musicothérapie apparaisse de manière formelle. Très vite, les spécialistes ont opéré une distinction entre la musicothérapie « réceptive » (influence de l’écoute musicale, sa force suggestive voire transformatrice), et la musicothérapie « active » (improvisation sonore). Puis, les organisations et les méthodes se sont multipliées (Orff, Nenenzon, Jost, etc.) ainsi que les orientations (psychanalytique, sociologique, rééducative, médicale, etc.). Aujourd’hui, les chercheurs ont même dégagé des indications spécifiques dans le traitement de l’autisme infantile, les psychoses, la dépression… C’est pourquoi on ne parle plus d’une musicothérapie mais d’un « art de la musique thérapeutique ».

Chanter

C’est bon pour la santé !
La voix est, par excellence, le centre névralgique de l’être humain : le larynx est en effet un carrefour complexe entre les fonctions cérébrales, respiratoires et digestives, le tout étant relié à nos émotions. Un coup de trac, et plus de voix ! Pourtant, c’est notre instrument thérapeutique le plus efficace. Au XVIIe siècle, le philosophe anglais Thomas Hobbes, qui mourut à l’âge de 91 ans, chantait chaque nuit à tue-tête, « pour prolonger la vie et se préparer à une bonne mort », disait-il.

Aujourd’hui, on a découvert un rapport étroit entre l’action des modulations sonores et notre système métabolique. On peut donc penser à juste titre prolonger son existence et soigner toutes sortes de maux – aussi bien psychologiques que physiques – par l’action conjuguée des sons et de la maîtrise du souffle. « Chanter, c’est créer des vibrations sonores et émotionnelles puissantes, écrit Stephen Chun-Tao Cheng dans Le Tao de la voix. En relâchant la tension nerveuse, elles décuplent l’énergie, apaisent et clarifient l’esprit… »

Témoignage

Don Campbell guéri par Mozart

Dans L’effet Mozart (Editions le jour), une véritable encyclopédie sur les pouvoirs de la musique, Don Campbell raconte comment les sons lui ont sauvé la vie. Victime d’un choc à la tête, il passe un IRM qui révèle la présence d’un caillot sanguin de 3 cm.

A 47 ans, il pouvait mourir d’une minute à l’autre d’un accident cérébrovasculaire. Seule issue : l’opération immédiate. De retour chez lui, Don se met à fredonner, doucement, en concentrant son attention sur le côté droit de sa tête. Peu à peu, il sent le pouvoir des sons investir son cerveau. En quelques jours, il commence à se sentir mieux. Il consulte alors des thérapeutes qui lui enseignent la guérison par les sons. Trois semaines plus tard, le médecin, perplexe, constate que le caillot ne mesure plus que quelques millimètres…

Source : www.psychologies.com

Ecouter les sons de la forêt

Un projet poétique porté par une équipe d’étudiants en architecture intérieure a permis l’installation de trois immenses cornets acoustiques en bois au cœur de la forêt. Intensifiant les bruits naturels ambiants, l’installation peut également être utilisée comme une aire de repos pour les randonneurs autant qu’un lieu de contemplation du vivant, unique au monde.

Les forêts du monde entier produisent une musique particulière propre à leur biodiversité : le ruissellement lent de l’eau, le bruissement du vent dans les feuilles d’arbres, les chants des oiseaux (quand ils chantent encore) et les cris d’animaux les peuplant ainsi qu’un grand nombre de sons indistincts et curieux. Tous ces bruits entremêlés forment une symphonie apaisante pour qui sait tendre l’oreille et se laisser porter par l’orchestration naturelle de l’environnement.Mais pourquoi tendre uniquement l’oreille quand on peut utiliser un sonotone (ou mégaphone, diront certains) de 3 mètres d’envergure ? Dans l’une des forêts Estonienne, où un projet alliant architecture contemporaine et nature sauvage fut mené, c’est désormais possible.
Tout droit sortis de la tête de Birgit Oigus, étudiante en architecture à l’Académie des Arts d’Estonie, trois structure auditives géantes, uniquement réalisées de bois, amplifient les sons produits par la forêt. La plus grande partie de l’œuvre fut construite à Tallin à la fin du mois d’août et déplacé jusqu’à Võrumaa, non loin de la frontière Lettone. Inaugurée le 18 septembre, le concept est évidemment en accès libre à tous les randonneurs, curieux, et autres campeurs désireux de passer un moment singulier dans les bois.Selon Hannes Praks, qui dirige le département d’architecture intérieur de l’école qui a initié le projet, les mégaphones de trois mètres de diamètre devraient agir comme un « kiosque » pour la forêt entourant l’installation : « les mégaphones sont placés à une distance étudiée et selon un angle approprié ; le mélange des sons provenant des trois directions devrait produit un effet sonore unique en son centre » a-t-elle déclaré. Mais ceci implique de savoir garder le silence…

Le sémioticien et populaire auteur estonien Valdur Mikita a déclaré que la conception architecturale permets de constater la richesse du son de la forêt autant que la force du silence : « C’est un lieu pour écouter, pour parcourir le livre audio de la nature – il n’existait pas réellement d’endroit comme celui-ci en Estonie jusqu’à présent ». Voilà qui est désormais chose faite ! Faute de pouvoir tendre l’oreille, on vous laisse admirer le résultat.

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Sources : Boredpanda / arten / Image Credits: Tõnu Tunnel & Henno Luts

L’animisme est il une religion ?

Olodumaré & Iemanja

Dans certains pays d’Afrique et d’Asie, les statistiques font apparaître un pourcentage de population qualifié d’animiste. Cela veut-il dire que l’animisme est une religion ?

D’abord pris pour une religion primitive, l’animisme se conçoit mieux comme une façon de voir le monde, présente de tout temps dans l’esprit humain. Cela désigne les gens qui par leurs pratiques n’appartiennent à aucune des « grandes religions » du livre : chrétiens, musulmans, bouddhistes, hindouistes, confucianistes. Les autres sont dits « animistes », parce qu’ils pratiquent des traditions transmises oralement. Défini comme cela, l’animisme n’est qu’un grand fourre-tout : on y met tout ce qui n’entre pas ailleurs. En réalité, cet animisme recouvre des pratiques très différentes, allant du vaudou africain au chamanisme en passant par divers cultes totémiques ou ancestraux. Le fait que ces cultes subsistent et conservent une certaine autonomie n’en fait pas des religions au sens propre du terme. Les religions, à mes yeux, se caractérisent par une forme de croyance et de transcendance que l’on ne trouve pas dans l’animisme.Pourtant l’animisme a été défini, à la fin du xixe siècle, essentiellement comme une croyance « primitive » :la croyance que des entités naturelles et surnaturelles non humaines (animaux, plantes ou objets) possèdent une « âme » et des intentions semblables à celles de l’homme.

D’abord, je dirai que ce n’est pas une définition très éclairante. Le fait d’attribuer des qualités humaines à des êtres non humains est un trait commun à toutes les religions, qu’elles soient ou non animistes. Ensuite, il faut savoir ce que l’on entend par croyance. Le mot « croire » a au moins deux significations : croire en la vérité de quelque chose, ou adopter une attitude d’acceptation face à un fait ou une idée. Cette attitude ouverte peut être la simple conséquence de la socialisation, résulter d’un bain culturel. Cela n’implique pas que l’on se pose la question de la croyance dans l’existence de tel ou tel esprit, de tel ou tel dieu. Les religions du livre ont développé une réflexivité qui fait qu’il existe des « articles de foi ». Elles exigent une adhésion positive et instaurent une différence entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Dans la religion catholique, et peut-être dans toutes les Eglises chrétiennes, c’est le clergé qui induit cette réflexivité en demandant aux fidèles de réaffirmer constamment leur foi.
Or tout cela est à peu près inconcevable dans l’animisme, où la croyance n’est pas un dogme, mais une expérience vécue. Dans des circonstances données, un ensemble d’indices permet à un chamane d’inférer la présence d’un esprit avec lequel il peut entrer en communication. Ou bien encore, certains signes vont indiquer l’existence d’une intentionnalité derrière une action animale, ou l’aspect d’une plante. La socialisation dans une certaine culture fait qu’il est normal d’accepter ces propositions. En régime animique, on ne se pose pas la question de savoir si l’on croit ou non dans les esprits : ce n’est pas une question de foi, c’est une expérience que l’on fait et que l’on interprète d’une certaine manière.

Pourquoi alors avoir restauré cette appellation, quand les anthropologues s’en abstenaient depuis des décennies ?

Lorsque je séjournais chez les Achuars, j’ai été frappé par le fait que les gens semblaient entretenir des rapports très étroits, de personne à personne, avec des animaux ou des plantes avec lesquels ils conversaient en rêves et auxquels ils adressaient des incantations. Tout cela les touchait au fond de l’âme. Je retrouvais là un phénomène qui me semblait avoir été un peu oublié par la profession, mis sous le tapis parce que témoignant d’une sorte d’irrationalité primitive que l’on ne souhaitait pas remettre au premier plan. Le totémisme, qui partage certains traits avec l’animisme, a d’abord été pris pour la manifestation d’une mentalité prélogique. Puis Claude Lévi-Strauss en a donné une vue plus rationnelle, comme une manière systématique de classer les êtres du monde. D’autres y ont vu simplement un exercice métaphorique. Quant à moi, je trouvais que les Achuars semblaient investir beaucoup plus que des jeux de mots ou une démarche classificatoire dans leurs relations avec l’environnement naturel et humain. C’est pourquoi j’ai jugé plus simple de restaurer la notion d’animisme pour décrire ces attitudes et essayer de les comprendre.

Comment le définissez-vous ?

L’animisme peut être défini comme un « mode d’identification », c’est-à-dire une façon de concevoir la relation entre soi et l’autre. Je m’explique : dans le sens commun occidental moderne, on admet que l’homme partage le même monde physique que le reste des êtres qui peuplent l’univers. En revanche, nous (les humains) estimons être différents des animaux ou des plantes par le fait que nous sommes des sujets, possédant une intériorité, des représentations, des intentions qui nous sont propres. C’est ce que j’appelle le « naturalisme ».
L’animisme procède autrement. Il attribue à tous les êtres humains et non humains le même genre d’intériorité, de subjectivité, d’intentionnalité. Il place la différence du côté des propriétés et manifestations physiques : apparence, forme du corps, manières d’agir, comportements. C’est une idée amenée par l’anthropologue Eduardo Viveiros de
Castro, qui a remarqué que, de manière générale en Amazonie, les gens fondaient les différences entre les espèces et les groupes humains sur la forme des corps et d’autres attributs matériels, et non sur quelque principe intérieur.
Ces différences constituent des manières d’habiter le monde, comparables aux Umwelt à l’aide desquels l’éthologiste Jacob von Uexküll caractérisait le monde propre à chaque espèce animale dans son rapport à l’environnement. L’animisme suppose la multiplicité des manières d’habiter le monde, mais attribue à tous les êtres le même genre d’intentionnalité, que nous dirions « humaine ». C’est ce qui explique que les Achuars, par exemple, entretiennent de véritables dialogues avec des êtres de la nature.

Donc l’animisme est une façon de voir la nature ?

Plus que cela, c’est un schème très global. Il n’oppose pas la « nature » et la « culture » comme nous le ferions nous-mêmes. En régime animique, les différences de physicalités servent à caractériser aussi bien les humains que les non-humains. Les groupes humains sont vus comme des « espèces » différentes. Il s’ensuit que des attributs que nous classerions comme « culturels » (des armes, des parures, des outils, une langue) sont mis sur le même plan que les organes de telle ou telle sorte d’animal. Les humains ne constituent pas une espèce, mais de multiples espèces. Lorsque nous étions en Amazonie avec mon épouse, nous avions les mêmes genres de chaussures et de sac de couchage, et cela signalait aux yeux des Achuars le fait que nous appartenions à la même tribu. Réciproquement, les espèces animales sont humanisées, au sens où leurs attributs corporels sont mis sur le même plan que des outils : les serres d’un rapace représentent ses couteaux. L’ethnologue Wladimir Bogoras résumait cela très bien lorsqu’il relevait que, chez Tchouktches, « même les ombres sur le mur vivent dans des villages où elles subsistent en chassant ». Tous les existants humains ou non humains ayant une forme singulière commune forment des « espèces sociales ».

Pourquoi ne pas y voir une religion ?

L’animisme est beaucoup plus qu’une croyance que l’on pourrait choisir d’avoir ou de ne pas avoir. C’est une manière de concevoir le monde organisé en catégories d’existants à partir de qualités et d’attributs et de comportements qui leur sont caractéristiques. Si j’ai développé en suite cette analyse en définissant d’autres modes d’identification, nommément le totémisme et l’analogisme, c’est dans un sens bien particulier.
Le totémisme a été, à une époque, présenté comme une religion primitive, parce que chez certains peuples, comme les Australiens, il est au cœur de leurs rituels. A mon sens, c’est un schème de pensée par lequel une double ressemblance, aussi bien physique qu’intérieure, est affirmée entre un groupe ou un individu humain et un prototype non humain (animal, végétal ou tout autre objet). L’analogisme consiste à découper la totalité des êtres en un ensemble d’éléments et de propriétés à partir desquels l’on conçoit des analogies partielles : le yin et le yang dans la pensée chinoise, les astres et les traits de caractère dans l’astrologie, mais aussi le dieu de la guerre, le dieu du commerce et la déesse de l’amour dans le polythéisme antique. Quant au naturalisme, ce n’est pas une religion, mais plus largement le point de vue matérialiste et scientifique sur le monde. Ces distinctions se situent en amont des religions en tant que telles : ce ne sont pas des systèmes de pensée délibérément construits, mais des ontologies, des façons de voir le monde, qui n’impliquent pas d’adhérer à un culte, ni même à une croyance. Ce sont des schèmes qui organisent l’expérience. Un schème n’est pas réflexif, c’est une inférence qui peut ou non, selon le cas, se déployer en un système.

Pourtant vous avez souligné le fait qu’il existait des « affinités » entre certaines catégories de rites et certains schèmes.Comment s’articulent-ils ?

Une « affinité » n’est pas une implication nécessaire mais un lien préférentiel J’ai fait l’hypothèse qu’il y avait un lien préférentiel entre certaines démarches rituelles et certains schèmes fondamentaux. Prenons le cas du chamanisme et des cultes de possession. Le chamanisme est de l’ordre du commerce direct entre un humain et un non-humain. Ce non-humain peut jouer le rôle d’auxiliaire du chamane sans qu’il y ait aliénation de ce dernier : même en transe, le chamane garde le contrôle de la situation. Dans la possession, le prêtre ou l’adepte est chevauché par un orisha, un démon, un dieu. Il est entièrement investi par l’entité non humaine. Pourquoi est-ce caractéristique de l’analogisme ? Parce que celui-ci s’appuie sur l’idée que le monde est un ensemble de singularités fragiles, dont une composante est à tout moment capable de se détacher et s’introduire dans un autre être ayant une composante analogue : un sorcier s’empare de vous en substituant son âme à la vôtre. On ne trouvera pas cette idée dans le chamanisme animique. Les fondements sont très différents. Dans l’animisme, on est dans d’autres schèmes et on n’a pas besoin de cette opération.

Donc, les religions tendraient à privilégier, voire à imposer certains schèmes et à en éliminer d’autres ?

C’est un autre problème. Le caractère exclusif de certaines religions répond à des besoins sociaux, pas intellectuels. Les modes d’identification dont je parle ne sont pas des constructions culturelles, mais des schèmes d’intégration de l’expérience qui existent en puissance dans tout être humain. Ils ne sont pas forcément mis en concurrence et peuvent coexister dans une même société. Les Bororos du Brésil ont deux types de chamanisme dont l’un est à base animique et l’autre à base totémique. Les spécialistes du premier s’occupaient des rapports avec les non-humains (les animaux bope) en accomplissant des rites au cours desquels il s’agissait de débarrasser ces bope de leur intentionnalité, de façon à pouvoir les consommer sans conséquences néfastes. Et puis il y avait le chamanisme aroe, s’adressant aux prototypes des groupes sociaux et procédant tout à fait autrement. Les exemples de coexistence sont nombreux dans le monde. En Asie du Sud-Est, les systèmes animiques et les religions analogiques de type chinois, ou encore le bouddhisme, coexistent fréquemment.

Existe-t-il un sens d’apparition de ces différents schèmes, un mouvement logique ou historique qui mènerait de l’un à l’autre ?

Historiquement, ça n’est pas prouvé. D’un point de vue logique, la seule progression que l’on puisse distinguer est celle qui irait du simple au complexe : l’animisme repose sur un seul principe d’identification (l’intériorité), le totémisme en mobilise deux, quant à l’analogisme, il considère une multiplicité de ressemblances possibles entre toutes sortes d’éléments singuliers. Mais si l’on ajoute le naturalisme au bout de la série, on retombe dans une configuration très simple : l’unité du monde repose sur le seul principe de la nature physique des êtres. C’est un peu ennuyeux. Je ne pense pas qu’il faille chercher une loi d’évolution dans tout cela. On peut faire l’hypothèse que ces schèmes d’identification sont universellement présents dans l’esprit humain. Mais leur réalisation dans des systèmes de pensée est beaucoup plus contingente. Certains n’ont été inventés qu’une seule fois : c’est le cas du monothéisme, inventé par les anciens Hébreux, puis décliné en différentes religions. Il représente une solution aux vertiges de l’analogisme : toutes les propriétés et éléments du monde se trouvent condensés en une seule entité qui, de plus, est irreprésentable, donc abstraite. C’est une façon radicale de rendre cohérent un monde disparate.

Philippe Descola

Philippe Descola est anthropologue, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, professeur au Collège de France où il dirige le Laboratoire d’anthropologie sociale. Il a notamment publié Par-delà nature et culture, Gallimard, 2005.

Les schèmes de l’expérience du monde

Ranger les religions humaines dans des cases n’est pas une chose facile. Des termes comme « chamanisme », « fétichisme », « polythéisme » se contentent en général de retenir un aspect particulier de la pratique considérée, sans disposer d’une base commune qui les réunisse. Selon Philippe Descola, ce que nous appelons religion est une doctrine réfléchie et systématisée qui renvoie, plus fondamentalement, à une série de schèmes mentaux organisant notre expérience du monde social, naturel et surnaturel. C’est l’importance accordée à l’un ou l’autre de ces schèmes (ou « modes d’identification ») qui donne à une culture son profil, et s’exprime, notamment, dans ses pratiques rituelles et ses croyances. Reprenant certains termes de l’anthropologie classique, P. Descola en redéfinit le contenu.

Schème animique (ou animisme)

L’animisme a été défini par Edward B. Tylor (Primitive Culture, 1874) comme la croyance selon laquelle la nature est régie par des esprits analogues à la volonté humaine. Il y voyait la forme primitive ayant engendré toutes les religions. Pour P. Descola, le schème animique n’est pas une croyance mais une façon d’organiser la perception du monde à partir de ressources universellement présentes chez l’être humain. L’animisme consiste donc plus précisément dans le fait de percevoir une continuité (ou une ressemblance) entre l’intériorité humaine (l’intentionnalité) et celle de tous les êtres du monde, mais de fonder leur différence dans leurs propriétés et leurs manifestations physiques (forme du corps, manières de faire, attributs matériels).

Le totémisme

Théorisé par James G. Frazer (1887), le totémisme a pour modèle d’origine la pratique des Indiens de la côte nord-ouest des Etats-Unis associant un ancêtre animal à chaque clan qui lui rend un culte. J.-G. Frazer y voyait un stade de développement socioreligieux immédiatement postérieur à celui de la bande. Claude Lévi-Strauss (Le Totémisme aujourd’hui et La Pensée sauvage, 1962) considérera qu’il s’agit de la réalisation anecdotique d’un dispositif classificatoire de portée très générale.
Pour P. Descola, il existe cependant un schème totémique qui, en plus de la continuité des âmes, perçoit et distingue des ressemblances physiques entre les humains et les non-humains, fondant une relation privilégiée entre un groupe et une espèce naturelle.

L’analogisme

L’analogisme, selon P. Descola, est le symétrique inverse du totémisme : il décompose les individus et les groupes humains en propriétés et fait de même avec les non-humains. Seules sont perçues des analogies partielles entre les uns et les autres.
Exemple : Mercure était chez les Grecs le dieu de la communication, mais aussi des voleurs et du commerce. Chaque individu rendait, dans sa vie, un culte à différents dieux selon l’activité qu’il était en train d’entreprendre. L’analogisme est assez bien incarné par les religions polythéistes, qui voient de la discontinuité partout, et ont recours au sacrifice pour établir un lien fragile et circonstancié entre les dieux et les hommes. Mais le monothéisme en est aussi l’aboutissement.

Le naturalisme

Dans l’expérience technique du monde, nous ne reconnaissons pas d’intentions humaines dans les êtres de la nature. En revanche, nous conce- vons que notre corps est de même texture physique que le leur et que la matière en général. Systématisé par la science moderne, le schème naturaliste n’est pas une religion, mais une façon de voir le monde et d’agir sur lui. Le naturalisme se conçoit comme le symétrique inverse de l’animisme : pas de continuité des « âmes », mais au contraire celle des corps et des propriétés physiques.

Entretien avec Philippe Descolat, propos recueillis par Nicolas Journet.

Influence de la musique sur le développement de l’enfant

Des études nous montrent avec insistance qu’apprendre la musique peut favoriser l’intelligence chez l’enfant. Quand votre enfant apprend à jouer d’un instrument de musique, il apprend non seulement comment reproduire des mélodies, mais il améliore aussi d’auters de ses capacités cérébrales. Ainsi :

Une étude sur 10 ans portant sur 25.000 élèves montre que la pratique de la musique améliore les scores aux tests standards, ainsi qu’aux examens mesurant l’aisance en lecture (Source : James Catterall, UCLA, 1997).

Les musiciens lycéens obtiennent de meilleurs scores dans les sections mathématiques & élocution du SAT, comparés à leurs pairs (profils des candidats au SAT ainsi que d’autres tests, le College Board, compilé par la Conference des Educateurs de Musique, 2001).

Les QI de jeunes étudiants qui avaient suivi neuf mois de formation hebdomadaire au piano ou au chant augmentaient de presque trois points de plus que leurs camarades non formés (étude d’E. Glenn Schellenberg, de l’Université de Toronto à Mississauga, 2004).

Les étudiants pianistes peuvent comprendre des concepts mathématiques et scientifiques plus naturellement. Les enfants ayant reçu une formation au piano ont montré des dispositions plus élevées de 34%, lors des tests mesurant le raisonnement proportionnel – rapports, fractions, proportions & pensée dans l’espace et le temps (Recherche Neurologique, 1997).

Reconnaissance des formes et scores de représentation mentale améliorés significativement chez les étudiants qui avaient reçu un enseignement de piano de 3 ans (Dr Eugenia Costa-Giomi, étude présentée à la réunion de la Conférence Nationale des Éducateurs de Musique, Phoenix, AZ, 1998).

Les étudiants en musique reçurent davantage de prix & récompensesacadémiques que les étudiants non-musiciens. Ces étudiants musiciens obtiennent davantage de A et B par rapport aux étudiants non-musiciens [Note du Traducteur : les tests, devoirs & autres projets scolaires sont notés de A à F] (National Educational Longitudinal Study of 1988 premier suivi, U.S. Department of Education).

Davantage de diplômés en musique ayant postulé pour des études de médecine ont été admis, comparés à ceux d’autres disciplines, y compris l’Anglais, la Biologie, la Chimie & les Mathématiques. (« Les capacités académiques comparatives des étudiants dans l’Éducation & d’autres domaines d’une Université pluri-disciplinaire. » Peter H. Wood, ERIC Document no ED327480 ; « Promouvoir la musique dans les écoles », Phi Delta Kappan, 1994)

Une autre étude a mis en lumière que les leçons de musique pour enfants aiguisaient leurs esprits tout au long de leur croissance. Selon la chercheuse Brenda Hanna-Pladdy, neurologue à l’École de Médecine de l’Université Emory, « l’activité musicale tout au long de la vie peut être un exercice cognitif exigeant, qui rend les cerveaux plus efficaces & plus à même de relever les défis du vieillissement. Puisque l’étude d’un instrument nécessite des années de pratique & d’apprentissage, il peut ainsi créer de nouvelles connexions dans le cerveau, capables de compenser en partie le déclin cognitif dû au vieillissement. »

D’autres recherches lient également la pratique d’un instrument à un développement du langage plus avancé, des résultats scolaires améliorés, ainsi que des comportements sociaux plus adaptés.

Pourquoi cela se produit-il ? Quel sont les mécanismes à l’œuvre ici ?

L’exposition à la musique produit de nombreux bienfaits sur un cerveau d’enfant. Il accélère l’acquisition du langage, l’écoute des compétences, la mémoire et la motricité. Les expériences musicales intègrent ces différentes compétences en même temps, ce qui entraîne la création de multiples connexions neuronales dans le cerveau.

Les chercheurs pensent que puisque le piano et l’apprentissage de la musique impliquent appréciant la durée des notes proportionnellement à d’autres (Une Blanche jouée dure la moitié d’une Ronde, etc.), quand un enfant joue de la musique, il exerce la partie de son cerveau qui traite la pensée proportionnelle.

Une maîtrise des mathématiques des fractions & proportions est indispensable à l’élève, s’il espèrent comprendre les mathématiques à des niveaux supérieurs. Les enfants qui n’en maîtrisent pas ces bases ne comprendront jamais les mathématiques plus complexes, qui sont incontournables dans les domaines faisant appel aux hautes-technologies.

L’exposition à la musique améliore également le raisonnement spatio-temporel. Il s’agit de la capacité de voir des pièces démontées, et pouvoir les réassembler mentalement. Les compétences en mathématiques dépendent aussi de ce genre de raisonnements.

L’apprentissage des instruments de musique implique également l’interprétation des notes et des symboles musicaux que le cerveau voit & déchiffre, afin de restituer des mélodies (une série de sons qui varient dans le temps). Par conséquent, la pratique de la musique renforce le « câblage » du cerveau, & notamment sa capacité à visualiser & manipuler les objets dans l’espace & le temps.

Apprendre à jouer de la musique développe également la discipline, qui contribue au parcours & à la réussite scolaires.

« Dans les leçons de musique, car il y a tellement de fonctions différentes mobilisées – comme la mémorisation, l’expression d’émotions, identifier les intervalles musicaux & les accords – la nature multidimensionnelle de l’expérience peut favoriser l’effet [IQ], » a déclaré auteur de l’étude E. Glenn Schellenberg, de l’Université de Toronto à Mississauga.

Source : http://www.raisesmartkid.com/all-ages/1-articles/16-the-effect-of-music-on-childrens-intelligence

Traduction de Jamil El Andaloussi

Pour une éducation relative à l’environnement

Dans son travail, Lucie sauvé met en évidence les liens forts qui existent entre éducation et environnement. En voici un passage synthétisé.

Plusieurs environnements :

« L’environnement problème est l’environnement biophysique, en proie aux pollutions et nuisances diverses ; un environnement « naturel » qu’il s’agit de protéger et de restaurer dans son intégrité originelle.

L’environnement ressources constitue le patrimoine « naturel » d’où l’homme tire sa subsistance. Un patrimoine dont on connaît, aujourd’hui les limites et qu’il convient de bien gérer, dans une perspective de développement durable.

L’environnement nature est l’environnent originel dont l’homme s’est malencontreusement coupé et avec lequel il doit renouer, pour être pleinement lui-même. Là se trouvent ses vraies racines. [..]

L’environnement global est celui de la biosphère, que l’homme doit prendre en compte pour survivre. [..] Il exige une gestion planétaire, en référence à une éthique globale pour aujourd’hui et demain.

L’environnement du quotidien correspond au milieu de vie dans lequel l’homme évolue au cours de ses activités de travail et de loisirs. C’est un environnement de proximité, qui appartient en propre à chaque individu ; celui ci se doit de le protéger, de l’aménager et de l’embellir pour améliorer sa qualité de vie.

L’environnement communautaire est celui des hommes vivant en société. C’est un environnement collectif, dans la gestion duquel, tout un chacun doit s’impliquer, en tenant compte de l’autre.

Enfin, l’environnement affectif, qui peut être ou ne pas être de proximité, est un environnement auquel l’individu est – pour des raisons qui ne tiennent qu’à lui et qu’il n’identifie pas toujours – affectivement attaché. [..] Chaque être humain possède ainsi son propre environnement. Un environnement intime, dont les contours tiennent à son lieu de résidence, à ses origines socioculturelles, à son « vécu » particulier, mais également à ses conceptions sociopolitiques, idéologiques ou religieuses [..]».

Plusieurs éducations :

L’éducation POUR l’environnement oeuvre à…

  • Responsabiliser les individus à leur environnement, par une prise de conscience de la complexité et de la fragilité des relations de l’homme avec son milieu.

  • Faire émerger la notion d' »écocitoyen » pour permettre aux individus « d’acquérir les connaissances, les comportements et les compétences pratiques, nécessaires pour participer de façon responsable et efficace, à la préservation et à la solution des problèmes de l’environnement, à la gestion de la qualité de l’environnement » (UNESCO 1977).

L’environnement, sa connaissance, sa gestion et sa préservation sont donc des objectifs à atteindre par le biais de l’éducation.

L’éducation PAR l’environnement constate que l’environnement est un thème très riche. C’est…

  • Un outil offrant une très grande qualité de concepts, de données et de méthodes.

  • Un support motivant, impliquant et universel.

La recherche d’une éducation de l’individu, formatrice de l’intelligence, focalise ses objectifs sur la personne qu’elle se donne pour mission d’enrichir. L’environnement est donc considéré comme un moyen.

L’éducation A l’environnement, enfin, est moins tranchée sur son approche. Elle s’appuie sur …

  • Des valeurs de respect de la vie, de la diversité et d’autrui.

  • La synergie de ces deux problématiques : éducation pour et par l’environnement, permettant à chacune de s’enrichir des compétences, réflexions, savoirs et savoir-faire des autres bien au delà de ce qu’il est possible de réaliser isolément.

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